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Nous pouvons nous parler

 

Un an ou deux avant mon adhésion à Al-Anon, j’étais consciente de la colère que j’éprouvais envers ma Sœur. La colère me rongeait et me rendait malade. Ma soeur vivait à mille kilomètres de chez moi et je ne la voyais qu’une fois par année, mais j’étais obsédée par son comportement affreux, non seulement envers moi-même, mais envers d’autres membres de notre famille. Parfois je restais éveillée la nuit en pensant à son attitude et à son insouciance.

 

J’ai finalement compris que ma colère ne faisait pas de mal à ma Sœur. J’étais la seule personne à être blessée par ma colère, alors j’ai décidé d’agir. J’ai juré de travailler sur

ma colère durant les prochaines vacances d’été. J’ai apporté mon journal intime et pendant trois jours de suite, j’ai écrit, j’ai crié, j’ai fait de longues promenades et j’ai réfléchi à ma colère. Plus j’y pensais, plus elle augmentait. Au bout de ces trois jours, mes yeux étaient injectés de sang et j’étais épuisée, alors j’ai renoncé.

 

La colère était souvent un thème discuté dans mon groupe Al-Anon. Finalement, j’ai demandé l’aide de ma marraine. Elle m’a dit que le seul moyen de me débarrasser de ma colère, c’était de prier pour la santé, le bien-être et le bonheur de ma sœur. Ce n’était PAS ce que je voulais entendre et je le lui ai dit Elle m’a demandé si je voulais être heureuse ou si je voulais avoir raison. Je ne pouvais plus m’accrocher à mon obsession d’avoir raison. Je ne voulais qu’être heureuse et le seul moyen d’y parvenir, c’était de lâcher prise. Il fallait que je permette à ma sœur d’être

ce qu’elle était.

 

Je n’ai pas suivi immédiatement la suggestion de ma marraine, mais j’ai réfléchi à l’idée de prier pour ma sœur. Il m’a fallu plus de temps pour consentir à prier pour elle. Quand j’ai finalement pu le faire, ce fut comme si un énorme fardeau m’avait été enlevé

des épaules.

 

Il se peut que ma sœur et moi ne soyons jamais proches l’une de l’autre, mais au moins maintenant nous pouvons nous parler. Qui sait ce que deviendra notre relation ? Si nous ne nous rapprochons jamais, c’est très bien également. J’entretiens une amitié profonde avec plusieurs autres sœurs et frères à l’intérieur comme à l’extérieur de la fraternité. Je n’ai pas besoin de « gagner » à ce jeu.

 

Par Élizabeth, Georgie

 

Permission accordée par Le Forum, Al-Anon Family Group Headquarters, Inc., Virginia Beach, VA.

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