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Un mariage annulé a été une leçon d'acceptation

 

Il y a trois ans que je suis entrée la première fois dans une salle de réunion Al-Anon. À l’époque, il y avait deux alcooliques dans ma vie. Mon père était un buveur en phase active – et il l’est à ce jour – et ma relation avec mon petit ami, qui avait deux ans et demi dans AA, devenait sérieuse. Mon petit ami ne cessait de me répéter que je devrais essayer Al‑Anon. Je suis si heureuse d’avoir fini par l’écouter.

La fille qui s’était rendue à cette première réunion était à la recherche de la joie qui n’était jamais à sa portée. Elle était remplie de colère et très naïve. Au cours des trois ans, j’ai appris ce qu’était la maladie de l’alcoolisme, mais plus important encore, j’ai appris beaucoup de choses à mon sujet.

Petit à petit, j’ai commencé à former des amitiés avec les femmes de mon groupe. J’ai toujours eu du mal à me faire des amies, mais étrangement, c’était différent avec elles. J’avais le sentiment qu’elles me comprenaient et qu’elles voulaient vraiment devenir mes amies. J’ai essayé de leur rendre la pareille et d’être une source de soutien pour elles. J’apprenais à tendre la main aux autres. J’avais le sentiment que je pouvais leur dire presque n’importe quoi sans être jamais jugée.

Grandir auprès d’un père alcoolique m’avait laissé beaucoup de cicatrices affectives. Ce n’est que récemment que j’ai pu atteindre un point dans ma relation avec mon père où il ne me faisait plus peur et où je ne le détestais plus. C’était un grand pas pour moi – un résultat direct de la pratique du programme.

Cependant, cette victoire a rapidement été ombragée par un coeur brisé. Mon fiancé m’a dit qu’il ne m’aimait plus et qu’il ne voulait plus m’épouser. Nous étions à quatre mois de la date de mariage et de nombreux plans avaient déjà pris forme.



 



« Pourquoi étais-je prête à épouser un homme qui, à maintes reprises, m’avait menti, manipulée et abusé de moi verbalement ? Un mot me revenait toujours à l’esprit : peur. »

Choquée et attristée, je me suis tournée vers ma Marraine et une autre amie Al‑Anon. Avec leur amour et leur soutien, j’ai pris conscience qu’il me fallait accepter que je m’étais accrochée à une relation malsaine. Pourquoi étais-je prête à épouser un homme qui, à maintes reprises, m’avait menti, manipulée et abusé de moi verbalement ? Un mot me revenait toujours à l’esprit : peur.

Al-Anon m’a aidée à faire face à cette situation et à m’en remettre. Ces amies m’ont ouvert leurs bras. Elles sont devenues ma bouée de sauvetage. Je savais que je pouvais leur faire confiance.

J’ai commencé mon nouveau périple, un périple dans lequel je ne suis plus disposée à placer ma confiance en des gens qui m’avaient montré qu’ils n’en étaient pas dignes. Je ne veux pas que la peur de me retrouver seule régente ma vie. J’apprends à me débrouiller toute seule et à ne pas me replonger dans une relation. Je considère que l’amour est un choix – pas seulement un sentiment.

La sérénité n’est plus hors de ma portée. Il est temps que je m’occupe de moi maintenant.


Par Lisa O., Géorgie
The Forum, septembre 2009

Cet article peut être reproduit sur votre site Web ou dans votre bulletin de nouvelles en précisant : Permission accordée par la revue The Forum, Al-Anon Family Group Headquarters, Inc., Virginia Beach, VA.

 

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