Al-Anon m’a sauvé la vie

   À ce moment-là, j’ai immédiatement su que ni lui, ni aucun homme ne lèverait plus jamais la main sur moi! Cela faisait à peine trois mois que je  faisais partie d’Al-Anon, et mon estime de soi avait déjà considérablement accru. L’amour inconditionnel que j’avais reçu des membres lors de mes réunions  –  l’acceptation et les visages chaleureux et  souriants  −  avait  contribué  à  améliorer  mon    sentiment  de valeur   personnelle.   Même   au    stade    préliminaire,   ces  senti-ments  suffisaient  à  me  donner  la  force  de  le quitter. Ma Marraine m’a  expliqué  que,  dans  son  enfance,   l’alcoolique  avait  l’habitude de  


voir son père battre sa mère et qu’il avait répété ce même comportement avec moi. Cela faisait à peine trois mois que je faisais partie d’Al-Anon quand j’ai pris la décision de le quitter par amour de moi-même. Je ne sais pas s’il a découvert la sobriété ou non. Ce que je sais, c’est que trente années ont passé depuis la dernière fois où quelqu’un m’a frappée et que personne ne m’a jamais frappée après cela. Je continue d’assister à des réunions Al-Anon et je redonne librement ce que le programme m’a si volontiers offert. À ce jour, je suis convaincue qu’Al-Anon m’ sauvé la vie.

Par Carolyne C., Floride
The Forum, août 2017

Permission accordée par The Forum, Al-Anon family Group Headquarters, Inc, Virginia Beach, VA.