Je fais mon propre inventaire

   Quand je suis arrivé à Al-Anon il y a plusieurs années, cela faisait déjà sept ans que j’étais mariée, et mon conjoint et moi avions trois jeunes fils.  Sa consommations d’alcool avait eu des conséquences négatives sur l’ensemble de la famille, mais je suis restée dans le mariage par peur financière et émotionnelle.
Un soir, pendant le souper, je lui ai parlé de ma participation à Al-Anon.  Mon conjoint a commencé à parler de son expérience avec AA en m’expliquant qu’il aimait les réunions, mais doutait d’être au bon endroit, parce qu’il avait un problème de comportement, et non un problème d’alcool.
J’étais choquée.  Je voulais lui crier :  » Ne te souviens-tu donc pas de toutes les nuits où tu es entré ivre, trébuchant devant la voiture; des nuits où tu m’a appelée pour qu’on vienne te secourir parce que ta voiture était dans un fossé, ou parhttps://al-anon-alateen-quebec-est.ca/jefaismonpropreinventaire/ce que tu avais été arrêté par la police?  »  Je l’ai regardé avec incrédulité quand il m’a dit :  » En fait, j’ai dû prendre une cuite une seule fois par semaine, pas plus.  » Je me suis dit que je devrais remettre les pendules à l’heure, pour lui et pour son histoire.  Mais, à ce moment-là, j’ai pensé aux chose que j’avais apprise à Al-Anon et, au lieu de cela, je suis partie tranquillement sans répondre.
Après tant d’années, je n’avais pas besoin de faire son inventaire ou de lui faire une liste de tous ces actes.  Après tout, qu’est-ce qui était le plus insensé?  Sa dépendance à l’alcool ou le fait que j’étais dépendante de lui?  Comment pouvais-je le juger pour son déni quand, pendant tant d’années, j’avais moi-même vécu dans le déni de mes propres comportements destructeur?
Encore et encore, ma Puissance Supérieur me donne l’occasion de mettre en pratique les Première, deuxième et troisième Étapes.  Ceci était une nouvelle occasion.  Auparavant, il me fallait plusieurs jours pour lâcher prise sur une telle colère.  Maintenant, je peux rapidement méditer sur ces Étapes et lâcher prise pour m’en remettre à Dieu.  Au lieu de rester en colère et de garder rancune pendant plusieurs jours, il ne me faut qu’une heure pour retrouver ma sérénité en lisant de la documentation, en téléphonant à ma Marraine et en disant une prière comme :  » Bénis-le, change-moi!  »
Grâce à Al-Anon, j’ai découvert la fraternité spirituelle dont j’avais besoin.  Aujourd’hui, je choisis de rester dans mon mariage par amour et compréhension.  Mon mariage et moi sommes des miracles du programme, et j’ai appris à être heureuse  » que l’alcoolique boive ou non.  »

By Lynn H., Massachusetts
The Forum, janvier 2018